Qui suis-je
Je m’appelle Annie Charbonnier, née en 1970. Aujourd’hui, je vis en Bretagne, dans les Côtes-d’Armor, entourée de nature, en couple depuis 2017, avec Tahia, notre laïka. Si j’accompagne aujourd’hui des dirigeants et des particuliers vers plus d’équilibre, ce n’est pas une posture théorique : c’est le fruit d’un chemin fait de cassures, de réorientations, puis de reconstructions lentes et conscientes.
Enfant, j’ai d’abord connu une vie ouverte, presque sauvage, dans l’Allier : l’étang, les espaces, la liberté. Puis il y a eu une rupture nette : le déménagement sur la ferme familiale du côté de mon père. L’ambiance y était plus lourde, traversée de non-dits. Mon père a monté une entreprise qui n’a pas tenu ; la chute financière, puis l’alcoolisme, ont profondément marqué notre quotidien. J’ai vu ma mère tenir, coûte que coûte. Et moi, très tôt, j’ai senti qu’il me faudrait partir pour respirer.
Le voyage est devenu ma boussole. Études scientifiques, puis La Réunion à 23 ans, le Mexique, et l’Afrique : Sénégal, puis Kenya. Ces années m’ont appris l’autonomie, l’adaptation, la confiance dans le vivant. À 29 ans, nouveau virage : je rentre, j’écoute mon cœur, je choisis de fonder une famille. Suzanne naît en 2001, Rémi en 2006. Le mouvement reste présent, car il nous équilibre.
Professionnellement, je m’investis fortement : recherche, puis création et direction d’un laboratoire pendant près de dix ans. Jusqu’au moment où le sens s’éteint. Les signaux apparaissent, puis la vie frappe plus fort : accident, décès de mon père, douleurs persistantes, épreuves familiales. Le burn-out s’installe doucement, sans bruit, mais avec des signes clairs : saturation mentale, fatigue émotionnelle, perte de repères.
Fin 2016, je quitte pour survivre. En 2017, le père de mes enfants meurt en plongée. Je traverse l’impensable. Ce sont alors la méditation, la respiration, la psychologie positive et l’écoute du corps qui me permettent de rester debout, jour après jour.
C’est de là qu’est né le sens profond de mes accompagnements. En 2019, je crée Elabor & Sens, puis le 360. Le 360 est un chemin circulaire et vivant : revenir au corps et à l’état émotionnel, reconnaître ses valeurs comme socle, traverser ses modes de fonctionnement devenus obsolètes, puis retrouver une vision claire et alignée. J’y mêle coaching, préparation mentale, libération émotionnelle et énergétique, pour aider chacun à se réguler avant de se transformer.
Les bénéfices vont bien au-delà de la personne accompagnée. Quand quelqu’un sort de la survie, retrouve du souffle et de la clarté, c’est tout son entourage qui respire autrement. Les relations s’apaisent, les décisions deviennent plus justes, la présence à l’autre se fait plus vraie. La résilience ouvre alors sur une forme de renaissance : retrouver la joie simple d’être vivant, la capacité de créer sans s’épuiser, et d’avancer avec plus de douceur et de conscience. Prendre soin de son équilibre, c’est choisir la vie plutôt que l’endurance… pour soi, et pour celles et ceux qui cheminent à nos côtés.


